Saison 2026/2027

LES CRÉATIONS

RÉSIDENCE DE RECHERCHE
MAI 2027

 

© Compagnie Sorry Mom

 
Avec
Yanis Chikhaoui
Damoh Ikheteah
Fatima Aïbout
Uiko Watanabe
Frank Williams
Elodie Segui Abd El Kader

Scénographie
Gaëlle Axelbrun
Lucie Mao

Costumes et accessoires
Camille Nozay

Construction
Lucie Mao

Collaboration artistique
Pauline Haudepin

Création sonore
Frédéric Minière

Directeur de production
Alain Rauline

Chargée de production
Clara Estandié

Communication, graphisme
Anne-Sophie Rami

Attachée de presse
Fabiana Uhart
 
La Compagnie Sorry Mom travaille à la création de
NOS RUINES
 
Écriture et mise en scène Gaëlle Axelbrun
 

C’est l’histoire des derniers habitants d’un immeuble insalubre au bord d’une forêt. Un spectacle sur un deuil impossible et le rapport viscéral au chez-soi.

 

Au bord d’une forêt, un immeuble insalubre. Cinq derniers habitants qui y vivent, malgré le danger.
Quelques semaines plus tôt dans cet immeuble, un étage s’est effondré et a causé la mort d’une famille de trois personnes, dont un adolescent : Gin. Les voisins sont partis, sauf cinq d’entre eux, maladivement attachés aux lieux : il y a Luna, la vendeuse de rêve, Anouchka, la prostituée ésotérique, Anton l’adolescent inconsolable, Peter le Bunker et Gontran, l’homme des bois.
C’est l’histoire de ces personnages aux vies chaotiques. C’est une histoire de porosité entre les gens et les étages : comment on déteint les uns sur les autres, comment on vit ensemble, même à travers des murs. C’est aussi la question du deuil et du chez-soi. Enfin, c’est un récit tragique, mais traversé par la poésie, l’absurde et le rire.

 
Gaëlle Axelbrun : En avril 2020, en plein confinement, j’ai aperçu, lors d’une promenade, un immeuble à la façade dégradée. A ses pieds, trois personnes étaient installées sous un parasol coloré. L’image était frappante, avec ce contraste entre l’état du bâtiment et la convivialité de la scène. Ces mots me sont venus : « nos ruines ». Des réflexions et des dessins sont nés de là, les jours suivants. Quelques semaines plus tard, une fois le confinement levé, lors d’une balade à moto dans les Vosges, j’ai croisé de petits immeubles bétonnés, tout près de la forêt. J’avais trouvé mon paysage.
Je suis particulièrement sensible aux récits de personnes vivant dans des logements insalubres, qui se trouvent comme envahies de l'intérieur. Mais ce qui m’intéresse aussi, c’est la porosité entre les êtres.
J’ai des envies chorégraphiques de corps qui tombent, se rattrapent, se soutiennent ou s’entraînent dans leur chute.
Et pourtant, cette phrase résonne dans ma tête : « chacun son château, chacun ses ruines ». Comme si, au fond, ce qui m’intéressait, c’était surtout de parler des solitudes.
A travers cette histoire, j’ai surtout à cœur d’aborder le rapport viscéral au chez-soi et l’impossibilité du deuil.

 

Production Compagnie Sorry Mom
Coproduction Théâtre Ouvert — Centre national des dramaturgies contemporaines, TAPS — Théâtre Actuel et Public de Strasbourg, Centre culturel André Malraux — Scène nationale de Vandœuvre, Les Célestins— Théâtre de Lyon | QUINT'EST.
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