Saison 2026/2027

LES CRÉATIONS

CREATION DE TEXTE
DU 14 AU 15 MAI 2027

Vendredi à 14h30 (scolaires et pro) + à 19h30 (tout public)
Samedi à 19h30
 

© MarOne

 

Vendredi 14 mai
Rencontre

Avec l'auteur et l'équipe de création
À l'issue de la représentation
 
En coréalisation avec Le Colombier, la Cie Chacun sa part de croûte présente
AUX NOMS DU FOOT
 
Écriture et interprétation Fabrice Clément
Mise en scène Tristan Le Doze
 
 

Eric a sept ans.
Nous sommes en 1976.
Un jour, un exemplaire de l'hebdomadaire « France-football » lui arrive entre les mains.
Comment ? Par qui ? Il ne s'en rappellera jamais.
Peu importe.
Pas de matchs à la télévision. Pas d'internet.
Sa mémoire, à partir de ce jour accumule des noms, semaine après semaine.
Des noms de joueurs, d'équipes, de clubs, de stades, de villes, de quartiers, mais aussi des chiffres, des expressions...
En lisant chaque mardi France-football de la première à la dernière ligne, il découvre le football par l'écrit et l'écrit par le football.
A travers le football, le monde entier lui apparaît.
C'est cette pathologie obsessionnelle et vertigineuse, ses conséquences sur ce qui l'a constitué, qu'il vient raconter et partager avec le public.

 

Propos / Fabrice Clément

Dès que j'ai été en âge de lire, j'ai lu France-football. De la première à la dernière ligne. Tous les mardis. A 7 ans, je pouvais réciter par cœur toutes les compositions des équipes de division 1, avant d'assimiler celles de division 2 et de division 3.
Des joueurs que je n'avais jamais vus jouer pour 98% d'entre eux et que j'identifiais uniquement par leurs patronymes.. Ces noms, je les notais sur des fiches en papier où je complétais, chaque semaine, pour chaque joueur, le résultat du match joué et le nombre de buts marqués. Le genre de fiches qui se trouvent aujourd'hui en deux clics sur le web. Cette pathologie obsessionnelle m'a longtemps semblé absurde, inutile et incompréhensible, jusqu'au jour où Majida Ghomari ,ma compagne de vie et de scène, m'a convaincu d'en faire un objet théâtral.
Avec « Aux noms du foot », je veux concilier des continents à priori peu conciliables comme le football et le théâtre. Il existe des passerelles entre les deux : ils peuvent réunir hommes et femmes, jeunes et vieux, aficionados et profanes, de toutes nationalités, pour un moment de partage autour d'un objet à la dramaturgie incertaine. Au football comme au théâtre, on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute à venir.

 
J'explique tout d'abord la naissance de ma pathologie (ma passiologie?) comment elle s'est inscrite en moi, puis comment le football m'a fait aimer la littérature, la géographie, la sociologie ou l'éthymologie. J'aborde également des critiques sur le football. Je l'adore autant qu'il m'écoeure. On y retrouve toutes les tares de nos sociétés : racisme, misogynie, homophobie, violences, dans un contexte financier indécent et hors de contrôle.
« Aux noms du foot » décrit aussi une époque où les écrans se résumaient à une télévision familiale dans le salon, qui occupait déjà une grande place malgré les trois seules chaînes disponibles. Je veux raconter cette vie d'il y a un demi-siècle. Sans nostalgie excessive ni passéisme moralisateur. Enfin, je relie cette singularité à mon parcours de comédien, mordu d'OULIPO, et je m'amuse à des exercices footballo-littéraires en complicité avec le public.

 

Production Chacun sa part de croûte
Soutiens Le Colombier (Bagnolet)
Remerciements Majida Ghomari, Patrick Gastaud, Caroline Lejeune

 

PARCOURS PUBLIC / Gratuit sur réservation

 

 

SAMEDI 15 MAI 2027 À 18H

 
Lecture - Le football c'était mieux avant ?
Par Tristan Le Doze et Fabrice Clément
 

Nous proposons une plongée à l'intérieur des France-football des années 70, objets centraux « d' Aux noms du foot ».
A travers les lectures de reportages, essais, résumés de matchs, pointe une époque conservatrice aux relents colonialistes mais aussi un journalisme sportif littéraire à une époque où le football ne se regardait ni à la télévision, ni sur internet, mais se racontait par l'écrit.