Saison 2026/2027
LES CRÉATIONS
- Pierre-Yves Chapalain
Kahena Saïghi - Nicole Charpail
- Santiago Sanguinetti
Ana Karina Lombardi - Séverine Rième
- Magda Kachouche
Festival Playground - RCI93 - Gaëtan Brun Picard
Fernando Cabral
Festival Faits d'Hiver - Gwenoline Soublin
Etienne Pommeret - Agnès Marietta
Julien Gallix - Boris Marme
Sophie Bezard
Louis-Jean Corti - Massandje Sanogo
- Fabrice Clément
Tristan Le Doze - Noé Lovie
LES RÉSIDENCES DE RECHERCHE
CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE
LE 05 FÉVRIER 2027
© Corpo Material
Maxim Monti
A la suite d’une première étape de travail en forme de workshop in situ, avec le groupe d’adolescent.e.s du Service de Psychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, une performance collective a été réalisée. Celle-ci regroupent les artistes, soignants. es et adolescent.e.s au cœur d’un dispositif à la croisée des pratiques et des champs artistiques. Cette partie du travail a été envisagée pour être filmée par Maxim Monti, réalisateur développant une approche particulière de la prise d’images entre documentaire et fiction, il a réalisé un objet mémoire, l’archive, dédié à articuler la partie du travail in situ et la pièce chorégraphique.
Dans ce dispositif nous mettons en place une suite de séquences qui oscille entre fabulation poétique, cinéma expérimental et une danse interrogeant l’expérience physique des images.
Il s’agit pour nous de danser et d’être dansés à partir de ce qui nous touche, dans ce qui est projeté sur l’écran, de composer à partir de ce qui reste de ce que nous avons fait, de ce que nous avons activé collectivement au cœur des séances et du temps de performance avec les adolescent.e.s. Jouer avec le souvenir, c’est aussi pour nous une façon de permettre le renouvellement de l’expérience, la réactualisation d’une mémoire.
Cette pièce est comme une réponse à une expérience qui tente de mettre en lumière des corps qui se refusent à la présence ou échappent à l’idée qu’on s’en fait. Dans cette performance la danse cherche à convoquer sa puissance émancipatrice, trace et lie les corps comme un écho à des dessins passés, des contacts perdus, des gestes oubliés ou restés à l’état de possible.
Par le fait d’être par moment décentrés, c’est-à-dire de nous laisser habiter par les images de leur danses ou actions nous permettons à nos corps l’exercice de faire revenir celles et ceux qui ne sont pas là, qui ne peuvent être autrement là. Cette proposition est aussi une façon pour nous, de dessiner un rapport renouvelé à l’idée de vulnérabilité.
Dans Déborder il s’agit pour nous d’êtres affectés, plus que de devenir de simples véhicules. Nous cherchons, le temps d’une performance, la continuité de la présence, du mouvement, toujours vivant, d’une communauté invisibilisée, en dehors des cadres normatifs.
Production Compagnie Corpo Material et Itinérance projets
Coproductions Théâtre Le Colombier (Bagnolet)
Soutiens Le Carreau du Temple Paris, Espace Germinal Fosses

