Saison 2018/2019

DU 4 AU 17 FÉVRIER / Création de texte

Du lundi au samedi à 20h30 / Dimanche à 17h / Relâche le jeudi
 
 

© Wahib Chehata

 
 
 
Le Colombier / Cie Langajà Groupement présente
 
LA VEUVE DU 9.3
Écriture et mise en scène de Gilles Sampieri
Interprétation Céline Marguerie
 
 
 

La veuve du 93 est une pièce sur le vagabondage et la marginalité.
La trajectoire d’une femme de la soumission administrative jusqu’à la désobéissance, au sein d’un service public qui se désagrège.
Un personnage borderline qui tente de s’adapter à des mutations absurdes.
Rejetée à la périphérie de sa vie au milieu de la ville qui change.
Rejetée à la périphérie de sa profession par l’hypocrisie des commémorations.
La veuve, dans ses excès, implique un auteur mort à travailler encore.

 

Propos

Au milieu de la bureaucratie normative, des récompenses et des commémorations, la pièce parle des trajectoires en marge. Dans un rapport à la langue de plus en plus normatif comment faire une place aux marges dans la cité. Dans ces banlieues où disparaissent les endroits du passé considérés comme des endroits d’impuretés, les bureaux futuristes de ces nouvelles résidences posent la parallèle entre urbanisation et alphabétisation.

Tout comme l’urbanisme change les repères, c’est une époque qui s’en va pour cette femme qui se bat avec la mémoire, déterminée à faire éditer un auteur mort et inconnu. Il ne s’agit pas de nostalgie mais d’un regard sur ce qui disparaît à notre insu.

Parallèlement à l’abandon de l’auteur, à l’exclusion des plus pauvres dans la nouvelle capitale qui s’étend, la veuve tente de rendre hommage à tous ceux qui se ratent, donner un sens à ceux qui ne servent plus à rien.
La trajectoire de cette femme seule est le récit d’une colère, d’une marche contre la perte de sens et de l’uniformisation de nos espaces d’expressions.

 

Production Le Colombier / Cie Langajà Groupement
Soutenu financièrement par Le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, la Ville de Bagnolet et la Région Île-de-France

PARCOURS PUBLIC / GRATUIT SUR RÉSERVATION

 

À l’avènement d’une des plus grandes transformations du territoire de l’Île-de-France, pour un des plus gros chantiers d’Europe, nous placerons notre regard du côté des publics en périphérie, en intégrant à la notion de progrès et d’urbanisme, les adaptations sociales et les trajets de vie.

La métamorphose de ses grandes capitales semble se communiquer sous forme d’excroissance.
Le progrès d’un côté, et d’une restriction budgétaire de l’autre.
Plus l’immobilier et les projets de nouvelles cités poussent et se construisent dans l’opulence économique et les progrès techniques, plus les populations qui ont construit l’identité et le foisonnement de ces périphéries voient leurs moyens se contracter. Avec des discours sur les collectivités et les services publics qui ne peuvent plus fonctionner comme il y a quelques années, beaucoup d’habitants en viennent à se demander : où se situe cette véritable progression et à qui est-elle destinée ? Qui participe à la construction de notre avenir et à qui profite ce progrès ?

Nous ouvrons un cycle de trois pièces qui questionneront, à travers les domaines de la culture, du sport et de l’urbanisme, les enjeux et les répercussions possibles de la reconstruction des grandes capitales contemporaines.

SAMEDI 09 FÉVRIER À 18H

Lecture du cycle II - SUR LE BANC DU LIEU

Texte de Gilles Sampieri / Extraits lu par Martial Buttin-Beyssen et Walter Thompson

Dans les vestiaires d’un stade de banlieue, à l’aube de la construction d’un nouveau complexe sportif, deux sportifs amateurs confrontent leurs idées de réussite aves le secret de leurs origines. Un entraîneur qui travaille sans moyen sur le terrain avec des joueurs aveuglés par les schémas de réussite.
 Et un jeune qui se débat pour s’affranchir des clichés sur la banlieue et tenter sa réussite aux JO qui s’annoncent.

SAMEDI 16 FÉVRIER À 18H

Lecture du cycle III - NOS BÂTIMENTS SAUVAGES

Texte de Gilles Sampieri (distribution de lecture en cours)

D’un trafic urbain à un trafic de l’urbanisme, un ouvrier du bâtiment s’oppose à de grandes sociétés qui construisent les résidences de demain en nettoyant la banlieue d’aujourd’hui. Un homme en état d’urgence qui évoque son travail de constructeur moderne et le souvenir de son père ferrailleur à la périphérie de Paris.