Saison 2018/2019

DU 4 AU 17 FÉVRIER / Création de texte

Du lundi au samedi à 20h30 / Dimanche à 17h / Relâche le jeudi soir
Le jeudi 14 février à 14h
Durée 1h10
 
 

© Wahib Chehata

 
Véronique Hotte
critique de théâtre
est venue voir cette pièce
LIRE L'ARTICLE
 
 
Assistant mise en scène
Régie technique
Walter Thompson
assisté de Léo Lequesne

Création son
Gilles Sampieri

Collaboration graphique
et scénographique
Leslie Le Coq

Assistante costumes
Hélène Marguerie

Communication-Logistique
Karine Lombardo

Contact pro-Médiation
Frédérique Valentin
Le Colombier / Cie Langajà Groupement présente
 
LA VEUVE DU 9.3
Écriture et mise en scène de Gilles Sampieri
Interprétation Céline Marguerie
 
 

Dans ce western de banlieue
Une femme transporte son mari dans un cercueil à roulettes
Comme un auteur mort en résidence
La veuve du 93 est une pièce sur le vagabondage et la marginalité.
La trajectoire d’une femme de la soumission administrative jusqu’à la désobéissance, au sein d’un service public qui se désagrège.
Un personnage borderline qui tente de s’adapter à des mutations absurdes.
Rejetée à la périphérie de sa vie au milieu de la ville qui change.
Rejetée à la périphérie de sa profession par l’hypocrisie des commémorations.
La veuve, dans ses excès, implique un auteur mort à travailler encore.

 

Propos

Au milieu de la bureaucratie normative, des récompenses et des commémorations, la pièce parle des trajectoires en marge. Dans un rapport à la langue de plus en plus normatif comment faire une place aux marges dans la cité. Dans ces banlieues où disparaissent les endroits du passé considérés comme des endroits d’impuretés, les bureaux futuristes de ces nouvelles résidences posent la parallèle entre urbanisation et alphabétisation.

Tout comme l’urbanisme change les repères, c’est une époque qui s’en va pour cette femme qui se bat avec la mémoire, déterminée à faire éditer un auteur mort et inconnu. Il ne s’agit pas de nostalgie mais d’un regard sur ce qui disparaît à notre insu.

Parallèlement à l’abandon de l’auteur, à l’exclusion des plus pauvres dans la nouvelle capitale qui s’étend, la veuve tente de rendre hommage à tous ceux qui se ratent, donner un sens à ceux qui ne servent plus à rien.
La trajectoire de cette femme seule est le récit d’une colère, d’une marche contre la perte de sens et de l’uniformisation de nos espaces d’expressions.

 

Production Le Colombier / Cie Langajà Groupement
Soutenu financièrement par Le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, la Ville de Bagnolet et la Région Île-de-France

 
LA PRESSE EN PARLE...
"La Veuve du 9.3 est convaincante et persuasive (...) Guerrière malgré tout, elle se bat pour la beauté pressentie de la vie. (...) une errante à la parole rebelle." Véronique Hotte
Lire l'article
 
"C'est la tempête dans le 9.3. Mes invités un auteur mort et sa veuve, un seul en scène extrêment dynamique et fourni, une joute verbale assez incroyable.(...) Il est question de liberté, d'honnêteté du paysage culturel, qu'est-ce qu'on peut faire sans se trahir. (...) Il y a de la violence et il y a aussi beaucoup de poésie." Thomas Hahn
Écouter l'émission : Tempête sur les planches
 
"A l'image de cette veuve qui se bat avec la mémoire, déterminée à faire éditer un auteur mort et inconnu. « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent », disait Victor Hugo. La veuve du Colombier est plus vivante que bien des auteurs «connus» déjà morts... La trajectoire de cette femme, orpheline de son amour, est le récit d'une « marche contre la perte de sens et de l'uniformisation de nos espaces d'expressions ». Nous vous avons compris, Gilles Sampieri, encore chapeau à Céline Marguerie qui envoie du bois, comme on dit dans le 9.3 !" Guillaume Chérel
Lire l'article

PARCOURS PUBLIC / GRATUIT SUR RÉSERVATION

 

À l’avènement d’une des plus grandes transformations du territoire de l’Île-de-France, pour un des plus gros chantiers d’Europe, nous placerons notre regard du côté des publics en périphérie, en intégrant à la notion de progrès et d’urbanisme, les adaptations sociales et les trajets de vie.

La métamorphose de ses grandes capitales semble se communiquer sous forme d’excroissance.
Le progrès d’un côté, et d’une restriction budgétaire de l’autre.
Plus l’immobilier et les projets de nouvelles cités poussent et se construisent dans l’opulence économique et les progrès techniques, plus les populations qui ont construit l’identité et le foisonnement de ces périphéries voient leurs moyens se contracter. Avec des discours sur les collectivités et les services publics qui ne peuvent plus fonctionner comme il y a quelques années, beaucoup d’habitants en viennent à se demander : où se situe cette véritable progression et à qui est-elle destinée ? Qui participe à la construction de notre avenir et à qui profite ce progrès ?

Nous ouvrons un cycle de trois pièces qui questionneront, à travers les domaines de la culture, du sport et de l’urbanisme, les enjeux et les répercussions possibles de la reconstruction des grandes capitales contemporaines.

VENDREDI 08 FÉVRIER

RENCONTRE - À l'issue de la représentation

Avec Gilles Sampieri, Céline Marguerie et l'équipe de création.

SAMEDI 09 FÉVRIER À 18H

Lecture du cycle II - LES MURS SAUVAGES

Texte de Gilles Sampieri / Extraits lu par Martial Buttin et Walter Thompson

À l’aube de la construction d’un nouveau complexe sportif, deux sportifs amateurs confrontent leurs idées de réussite avec le secret de leurs origines. Un entraineur qui travaille sans moyen avec des joueurs aveuglés par les schémas de succès. Et un jeune qui se débat pour s’affranchir des clichés sur la banlieue et tenter sa chance aux JO qui s’annoncent.
Lecture suivie d'un échange sur "Pratiques amateurs, moyens et transmissions"

SAMEDI 16 FÉVRIER À 18H

Lecture du cycle III - L'HOMME PARTICULIER

Texte de Gilles Sampieri / Extraits lu par Grégory Georges

Un entrepreneur du bâtiment s’oppose à de grandes sociétés qui construisent les résidences de demain en nettoyant la banlieue d’aujourd’hui. Un homme en état d’urgence qui évoque son travail de constructeur moderne et le souvenir de son père ferrailleur à la périphérie de Paris.
Lecture suivie d'un échange sur "Acteurs de terrain, trajet de vie et urbanisme"